Plantes toxiques à connaître !!


Outres les aliments toxiques pour nos animaux de compagnie que nous consommons quotidiennement, vus dans un article précédent ( article : Chiens et chats : attention aux aliments toxiques ), il y a aussi de nombreuses plantes toxiques. Elles décorent notre intérieur, égayent notre jardin, et nous apportent un grand bol d’oxygène. Aujourd’hui, on recense quelques 700 végétaux à tenir à l’écart des chats et des chiens. Alors pour eux, redoublons de vigilance, car malgré leur intelligence, certains, par manque d'expérience, trop intrépides, par gout du risque, sont prêt à tout gouter parfois au péril de leur vie !

(liste non exhaustive)

Le cyclamen

Plante vivace tuberculeuse qui fait tout de suite son petit effet dans un jardin, le cyclamen est pourtant extrêmement dangereux pour les chats comme pour les chiens. Elle peut provoquer des diarrhées, des vomissements et entraîne souvent des complications cardiaques ainsi que des convulsions. Parfois fatale pour l’animal, cette plante est donc à bannir de nos jardins si nos compagnons ont tendance à se régaler de plantes en tous genres.

Le muguet

Le muguet (Convallaria majalis) est une plante qui renferment des substances pouvant être à l'origine d'une intoxication mortelle.

L’intoxication se fait par ingestion : toutes les parties de la plante sont toxiques. Et même l’eau du vase ! Ne laissez pas de muguet dans un endroit que votre animal peut atteindre. Le muguet fané et desséché reste toxique.

Les espèces concernées sont principalement les chats, mais aussi les chiens, les lapins et les oiseaux d’agrément. Les animaux jeunes ou très âgés sont plus susceptibles de présenter des symptômes graves.

L'intoxication fait chaque année l'objet de nombreux appels au CAPAE-Ouest durant la période autour du 1er mai .

Toutes les parties de la plante contiennent des substancesirritantes pour le tube digestif ainsi que des dérivés toxiques pour le cœur.

Les troubles débutent entre 15 minutes et 6h après l'ingestion, par des vomissements répétés, associés à une salivation. Une diarrhée, parfois hémorragique, accompagnée de douleurs abdominales peut être présente également.

Dans les heures qui suivent les symptômes digestifs, des troubles nerveux peuvent apparaître : convulsions, mouvements incoordonnés, tremblements. En fin d’évolution, l’animal reste prostré et couché sur le flanc.

Les signes cardiaques sont généralement les derniers à apparaître (ralentissement de la fréquence cardiaque, troubles du rythme) et ne sont décelables qu'à l'auscultation.

On peut également observer une augmentation du volume des urines

Chez les oiseaux, on rencontre habituellement un abattement, une prostration, des régurgitations et de la diarrhée.

L'ingestion d'un seul brin peut entraîner des troubles chez un animal de petit format. L’ingestion d’une grande quantité de plante (plusieurs baies, feuilles ou tiges) nécessite une prise en charge d'urgence.

Si votre animal a mangé du muguet, n'hésitez pas à contacter le CAPAE ou votre vétérinaire, pour connaître la conduite à tenir.

L’aloès

Si l’on a aujourd’hui connaissance de ses multiples bienfaits pour notre santé, l’aloès se révèle pourtant toxique pour nos animaux. Véritable miracle pour notre corps et notre peau, cette plante provoque en revanche des vomissements aux chats et aux chiens, ainsi que des irritations et une urine teintée de rouge.

Les dragonniers

De la famille des liliacées, ces ravissantes plantes contiennent de la saponine, un composé dangereux pour nos bêtes. La saponine, contenu dans les dragonniers, entraîne une salivation excessive, des vomissements et des pertes d’appétit. A surveiller de très près si nos animaux ne se contentent pas d’herbe à chats.

La liane du diable

Cette plante porte bien son nom ! Souvent appréciée pour ses feuilles en forme de cœurs, la liane du diable (Epipremnum aureum) est pourtant bien trompeuse et se révèle très nocive pour nos petits compagnons. Elle leur provoque des vomissements, des irritations et une salivation excessive. Véritablement diabolique !

Le Poinsettia

Le Poinsettia, ou Etoile de Noël, est une plante d’intérieur très prisée en période hivernale. De la famille des Euphorbiacées, elle est considérée comme potentiellement toxique. Toutefois, il semblerait que cette toxicité soit très modérée. Les cas de mortalité dus au poinsettia sont rarissimes.

Le plus souvent les animaux s’intoxiquent en mâchonnant les feuilles. L'ingestion de Poinsettia concernent surtout les chats. Dans la majeure partie des cas, aucun symptôme n’est observé. Lorsque des signes sont exprimés, il s’agit de troubles digestifs : régurgitations, vomissements, diarrhée et salivation. Ces signes sont liés à une action irritante sur la muqueuse digestive. La projection de sève dans l’œil peut entrainer également chez l'animal une kérato-conjonctivite.

Il n’existe aucun antidote, et généralement l’issue est favorable, spontanément ou après un traitement vétérinaire.

Le pommier d'amour

Le pommier d'amour est un arbuste d'ornement de la famille des Solanacées. Cette plante d'appartement vert foncé, cultivée généralement en pot, possède de petites feuilles simples lancéolées avec des fleurs blanches à étamines jaunes. Les fruits, baies rondes colorées d'1,5 cm, apparaissent en hiver.

L’intoxication concerne principalement le chat et le chien, par ingestion en particulier des baies (surtout lorsque celle-ci sont vertes). Cependant l'intégralité de l'arbuste est toxique (feuilles, tiges et racines).

Si la quantité ingérée est faible, il n’apparaitra aucun signe. Dans le cas contraire, l'intoxication se traduit surtout par des vomissements, avec de l’abattement, et parfois diarrhée et salivation. On peut observer aussi des troubles de la démarche. Dans les cas graves, l'animal présente des vertiges, une baisse de la température, une paralysie des membres postérieurs, voire des convulsions.

Cette intoxication peut être mortelle, mais seulement lors d’ingestion massive.

Le Spathiphyllum

Le Spathiphyllum (Spathiphyllum sp) ou fleur de lune, est une plante vivace aux fleurs blanches ou verdâtres, et les feuilles vertes sont elliptiques, avec des marges ondulées et des nervures parallèles.

C’est une plante d’agrément, les intoxications se rencontrent donc chez les animaux de compagnie en particulier le chat, le chien, le lapin et les rongeurs.

Les intoxications graves sont dues au mâchonnement de la plante, faisant sortir la sève qui contient des cristaux d’oxalate de calcium toxiques. Mais si l’animal avale des morceaux de plante sans les mâcher, le contact sera trop bref et les symptômes seront modérés. La sève a une action irritante sur les muqueuses buccale, oculaire et gastrique, ainsi que sur la peau, et peut aller jusqu’à engendrer des ulcères, voire des perforations de l’estomac ou de l’œsophage.

Lors d’ingestion, les signes les plus fréquents sont la salivation, les vomissements, et la diarrhée. En cas de contact oculaire, il apparaît une conjonctivite, avec rougeur et larmoiement, et en cas de contact cutané des lésions ressemblant à des brulûres.

Les premiers signes débutent rapidement après le contact ou l’ingestion. Les complications sont rares chez le chien. Mais chez le chat, les rongeurs et le lapin, on peut observer parfois des difficultés respiratoires, ainsi que des troubles rénaux et nerveux (tête penchée,…), qui apparaissent généralement 1-2 semaines après l’ingestion.

Le schefflera

Le schefflera, également appelé « arbre à ombrelles », est une plante d’origine tropicale, généralement utilisée pour l’ornement en intérieur. Les feuilles sont persistantes, regroupées par 5 à 9.

La plante est potentiellement toxique chez les animaux, mais les cas d’intoxication grave sont rares.

Les espèces concernées sont les animaux de compagnie vivant en intérieur, notamment le lapin et le chien. En revanche, il semble que la plante soit peu toxique pour les oiseaux.

Chez le chien, l’intoxication se manifeste par des troubles digestifs : vomissements et diarrhée, et éventuellement des signes nerveux (troubles de la démarche).

Chez le lapin, les troubles digestifs peuvent être mortels.

Il n’existe pas d’antidote. Le traitement a pour but de corriger les symptomes apparus.

L’asparagus

Plante herbacée de la famille des liliacées, l’asparagus séduit nos animaux de compagnie, en cela qu’elle est une herbe mousseuse et attrayante. Attention toutefois à ne surtout pas les laisser en ingérer ! Ses baies peuvent entraîner des vomissements, des douleurs abdominales et même une dermatite (une forme d’eczéma).

Le laurier rose

Superbe arbuste de la famille des apocynacées, le laurier rose est l’ennemi de nos animaux domestiques. Il peut non seulement leur causer des vomissements et des difficultés respiratoires, mais aussi une insuffisance cardiaque et des convulsions. En posséder un nous oblige forcément à une très grande prudence.

Le gui

S’il sert d’ornement pour les fêtes de Noël, le gui est pourtant à tenir hors de portée des animaux. Toute ingestion pourrait entraîner des diarrhées, des vomissements, des convulsions et même un coma. De quoi gâcher leurs fêtes de fin d’année !

Le rhododendron

Appartenant à la famille des Ericacées, le rhododendron occupe une place de choix dans nos jardins. Ses fleurs d’un rose vif séduisent les amateurs d’espaces colorés. Cette plante qui pousse essentiellement en montagne peut pourtant se révéler fatale pour nos chiens et chats. A forte dose, le rhododendron peut entraîner des tremblements musculaires, une ataxie, une paralysie et même des complications hépatiques.

Le lys

Les lys (Lilium sp et Hemerocallis sp - famille des Liliacées) sont des plantes herbacées à bulbe dont la période de floraison est l’été.

Le chat est la principale espèce concernée, car c'est une plante qui l'attire particulièrement , mais aussi le chien.

L’intoxication se produit lors du mâchonnement d’une quelconque partie de la plante. Le léchage du pollen peut être aussi à l'origine de symptomes. L’ingestion d’une seule feuille peut être mortelle pour le chat. Toute la plante est toxique, mais l'insuffisance rénale semble ne survenir que chez le chat.

Lors d'intoxication on observe presque toujours des vomissements et de l'abattement, anorexie, parfois hypersalivation. Chez le chat on peut parfois noter un œdème de la face. Si l'ingestion n'est pas trop importante, l'animal peut se rétablir à ce stade. Mais dans les cas graves, il apparait 24 à 48h après l'ingestion une insuffisance rénale aiguë, avec diminution, voire arrêt, de l'émission d'urine. En fin d'évolution surviennent des signes nerveux : troubles de la démarche, voire convulsions. L'intoxication peut être mortelle si l'insuffisance rénale est sévère.

Chez le chien, même à forte dose on n’observe que des troubles gastro-intestinaux modérés.

Il n’existe aucun antidote spécifique, le traitement vise à éliminer le toxique et à corriger les symptomes.

Le pronostic est bon chez le chien, réservé chez le chat.

L'hortensia

Magnifique arbuste qui orne de nombreux jardins, aux couleurs allant du blanc au bleu en passant par le rose ou le mauve en fonction de la variété et de l'acidité du sol. Et pourtant toutes les parties de la plante sont toxiques et plus particulièrement les feuilles et surtout les bourgeons des fleurs.

La digitale

La digitale (Digitalis purpurea) est une plante spontanée souvent présente dans les champs, les haies et les clairières des terrains acides (Bretagne, Vosges…), mais elle est également cultivée comme plante ornementale.

La plante contient des substances cardiotoniques qui sont utilisées en pharmacie comme médicament de l’insuffisance cardiaque (digitaline et digoxine). Mais elle renferme également d’autres substances qui ont une toxicité digestive.

L’ensemble de la plante est toxique mais surtout les feuilleset les graines.

Le ficus

Robuste et facile d’entretien, le ficus règne en maître dans de nombreux intérieurs. Il est pourtant dangereux pour nos animaux de compagnie, qui, après en avoir ingéré les feuilles, peuvent souffrir de diarrhées, de vomissements, de perte de coordination, d’irritations et de brûlures buccales. A tenir donc hors de portée de nos mignons compagnons.

Le dieffenbachia

Le dieffenbachia (Dieffenbachia sp) est une espèce tropicale de la famille des aracées. Il s’agit d’une plante d’intérieur ornementale très répandue, notamment parce qu’elle tolère bien la faible luminosité et la chaleur sèche. La totalité de la plante est toxique.

L’animal (comme le jeune enfant parfois), s’intoxique principalement en mordant les tiges ou les feuilles mais également, notamment pour le chat, en léchant son pelage souillé par le latex, très irritant, voire caustique.

Lors d’ingestion, le contact avec la sève entraîne une douleur buccale et de la salivation. Il peut apparaître un œdème (gonflement) de la langue et de la glotte, ce qui gêne la déglutition et la respiration. Des troubles digestifs peuvent aussi être présents avec des nausées, vomissements et diarrhée.

La projection de sève dans l’œil entraine une vive douleur, causée par une irritation pouvant aller jusqu’à l’ulcère cornéen, tandis que le contact cutané provoque une sensation de brûlure.

Le CAPAE-Ouest enregistre davantage de cas chez le chat que chez le chien, car le chat est plus sensible à la toxicité de cette plante. Chez cette espèce, il peut y avoir des complications d’insuffisance rénale et des troubles nerveux. Le taux de mortalité n’est pas négligeable.

Un nettoyage immédiat et abondant des zones irritées (peau, cavité buccale, yeux) avec de l’eau, est impératif pour limiter les signes cliniques. Une consultation chez votre vétérinaire est conseillée, surtout s’il y a une atteinte buccale ou oculaire.

L’if

Aussi appelée Taxus Baccata, l’If ressemble fortement au sapin. Mais ses feuilles contiennent de l’alcaloïde, un composé extrêmement toxique qui peut entraîner la mort rapide de notre animal. Il n’existe, par ailleurs, aucun traitement efficace pour soigner notre compagnon si celui-ci en ingère. Une plante qui requiert donc une très grande prudence.

Les Cycas

Les Cycas (Cycas sp.)sont des arbres à croissance lente qui ressemblent à des petits palmiers. Ils sont originaires de zones tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie. Le Cycas est souvent rencontré dans les jardins, mais également une plante en pot.

Le chien est l’espèce qui s’intoxique le plus fréquemment.

La toxicité des Cycas est due à l’ingestion des graines et/ou des feuilles. Les deux molécules impliquées sont la cycasine et l’acide 2-amino-3-(méthylamino-)-propanoïque. Ce sont des substances très toxiques pour le foie.

Il faut savoir qu’une à deux graines suffisent à tuer un petit chien !

Les symptômes apparaissent entre 1h et 2-3 jours après ingestion.

On note d’abord des signes digestifs : vomissements, diarrhée et douleur abdominale. Puis des signes nerveux : tremblements, faiblesse, troubles de la démarche.

Ensuite apparait un ictère avec coloration jaune des muqueuses de l’œil et de la bouche. On note aussi souvent des saignements liés à des troubles de la coagulation.

Ces symptômes sont similaires après ingestion de graines ou de feuilles. Le pronostic est réservé, il n’est pas rare que l’animal décède lorsque le foie est trop atteint.

Et pour nos gros animaux ?

L'oenanthe safranée

L'oenanthe safranée est particulièrement dangereuse par ses racines, surtout consommées par les bovins qui broutent les fossés de l'ouest de la France.

L’oenanthe safranée (Oenanthe crocata) est une plante herbacée vivace de la famille des Ombellifères, à odeur de persil, qui peut atteindre 1,5 m en été. Elle pousse dans les milieux humides, en particulier les fossés, et est très répandue dans l’Ouest de la France où elle est souvent appellée pimpin ou pensacre.

Le marronnier

Le marronnier d'inde (Aesculus hippocastaneum) est un arbre dont la floraison survient en avril-mai et qui donne un fruit, le marron, au mois d’octobre.

Les feuilles, bourgeons et marrons peuvent être responsables d’intoxication. Ils renferment diverses substances toxiques, dont une saponine, l’esculine, qui présente des propriétés anti-coagulantes, des hétérosides et de l'acide oxalique.

Toutes les espèces animales sont sensibles et peuvent donc être victimes d’une intoxication. Les cas sont décrits chez les ruminants et le cheval, ainsi que chez le chien qui grignote les marrons par jeu ou par gloutonnerie, plus rarement chez d’autres animaux de compagnie .

Les animaux s’intoxiquent en mangeant les marrons (à l’automne) ou bien les feuilles et bourgeons. La dose toxique est mal connue, d’autant plus que la teneur en principes toxiques est variable selon la saison.

Les signes cliniques apparaissent dans les six heures qui suivent l'ingestion et sont d’ordre digestif : nausées, vomissements, diarrhée, douleur abdominale.

En cas d’intoxication massive, des troubles nerveux (dépression, paralysie, convulsions etc.) peuvent être observés.

La mercuriale

La mercuriale (Mercurialis annua L.) est une plante sauvage d’aspect très banal, poussant en bordure des pâturages, dans les repousses de colza, dans les terrains vagues, ou les champs après récoltes. Il existe des pieds mâles avec des étamines vert clair bien visibles et des pieds femelles dont le pistil est plus discret.

Il est souvent mentionné une odeur désagréable lorsqu'on la froisse entre ses doigts, mais ce n'est pas forcément très net.

La plante est toxique de la floraison à la fructification. Elle peut être retrouvée partout en France.

L'intoxication : Les principales espèces touchées sont les bovins, ovins et caprins.

Le plus souvent l'intoxication évolue sous forme subaiguë durant plusieurs jours, avec les signes suivants : baisse de forme générale (abattement, perte d'appétit), émission d'urine rouge, diarrhée, muqueuses jaunes pâles, coloration rosée du lait. L’intoxication ressemble donc beaucoup à la piroplasmose, mais ne provoque pas de fièvre.

La morelle noire

La morelle noire, Solanum nigrum, est une plante herbacée, une "mauvaise herbe" extrêmement commune du bord des chemins, dans les champs incultes et dans les champs de maïs fourrager. La plante atteint une hauteur maximum d'environ 60 cm. La floraison s'étale de juin à novembre, avec de petites fleurs blanches. La fructification se déroule à l'automne avec des baies sphériques jaunes verdâtres qui deviennent noires à maturité. Les feuilles sont alternes, simples à bords dentés. Cette plante est souvent résistante aux herbicides utilisés dans les cultures de maïs fourrager.

Les intoxications à la morelle noire concernent principalement les animaux de production : bovin, porcin, volailles. La plante est ingérée sèche ou dans l'ensilage, mais rarement fraîche car l'odeur est dissuasive. Les intoxications à la morelle noire existent chez les animaux de compagnie mais sont beaucoup plus rares.

Le troène

Le troène est un arbuste ornemental à rameaux grisâtres, à fleurs très odorantes, blanches en grappes courtes et dressées, à fruits (baies) noirs. Il est très courant dans les jardins, et utilisé dans les haies taillées ou libres. On le rencontre également à l’état sauvage en lisière de forêt, dans les broussailles, sur les talus et bords de route.

L’intoxication par le troène concerne surtout les herbivores, mais peut aussi survenir chez les animaux de compagnie (chien notamment) en cas d’ingestion de feuilles fraîches ou de fruits au cours d’une promenade. L’arbuste est également dangereux pour les oiseaux de cage.

Toute la plante est toxique et plus particulièrement les fruits (ils contiennent de la ligustrine). Les baies persistent tout ou partie de l'hiver, voire jusqu'à l'été suivant pour certains fruits déshydratés qui ne tombent qu'après ce délai.

L’ingestion provoque en quelques heures des troubles digestifs (douleur abdominale, vomissements, diarrhée), associés à des signes généraux (fièvre) et des troubles cardiaques et respiratoires. En cas d’ingestion de grandes quantités, des signes nerveux peuvent également apparaître, avec des troubles de la démarche et des paralysies. La mort peut survenir dans les 48h.

Chez le canari, on observe un plumage ébouriffé, des fientes liquides et ocres, une respiration bec ouvert, des déplacements difficiles, les ailes en position basse

Si votre animal mange du troène devant vous, retirez rapidement les restes végétaux de la gueule, et si des sympômes apparaissent, ne tardez pas à l’emmener chez le vétérinaire.

Le buis

Le buis (Buxus sempervirens) est un arbuste touffu, à feuillage dense et persistant. Les fleurs sont blanchâtres et regroupées à l’aisselle des feuilles. On le retrouve principalement sous forme de bordures et haies taillées.

Toutes les parties de cette plante sont toxiques : elles contiennent des substances toxiques alcaloïdes, qui ont une action paralysante.

La dose mortelle est faible : quelques grammes de feuilles suffisent pour tuer un petit chien, et 300 g peuvent tuer un bovin adulte.

L’intoxication se fait par ingestion de n’importe quelle partie de la plante, et elle peut concerner toutes les espèces animales.

Mais le buis a une saveur amère, et les appels au CAPAE-Ouest sont peu nombreux; l’ingestion est rarement importante et la mort est exceptionnelle.

En cas d’intoxication, les symptômes apparaissent dans les heures qui suivent l’ingestion. Ce sont surtout des signes digestifs : vomissements, diarrhée (parfois avec du sang). Lors d’intoxication grave, des troubles nerveux peuvent apparaitre : abattement, convulsions et paralysie.

C’est pourquoi il est important de surveiller attentivement un animal qui a mangé du buis, et l’emmener sans tarder chez le vétérinaire si la quantité ingérée est importante ou s’il présente des signes d’intoxication.

Le chêne et les glands

En France, on rencontrera plus particulièrement le chêne liège ainsi que le chêne vert en région méditerranéenne, alors que les chênes pubescent, pédonculé, rouvre, et sessile pousseront plus volontiers dans les forêts mixtes de feuillus en plaine et jusqu’en moyenne montagne.

Seules ces trois dernières espèces se révèlent toxiques. Touchant surtout les bovins et les chevaux, les intoxications font suite à l’ingestion de glands en automne ou de jeunes feuilles au printemps (Mal de Brou). Ces épisodes pourront apparaître à la faveur d’une disette, lorsque l’herbe devenant rare, les animaux se tournent vers les glands, ou encore suite à des vents violents laissant à terre de grandes quantités de fruits. Les glands verts sont beaucoup plus dangereux que les glands mûrs. Les troubles peuvent apparaître après ingestion ponctuelle d’une grande quantité de glands, mais il s’agit plus souvent de l’ingestion prolongée de quantités plus faibles. Certains bovins raffolent des glands, et les consomment même s’ils ont bien assez à manger par ailleurs.

Cette intoxication ne concerne pas que les herbivores. Elle peut aussi toucher les chiens qui consomment des glands par jeu ou par gloutonnerie.

Le laurier-cerise

Le laurier-cerise, ou laurier palme Prunus laurocerasus, est un arbuste que l’on retrouve principalement dans les haies des régions au climat doux. Il possède des feuilles vert sombre et oblongues, et des fleurs blanches à cinq pétales apparaissant entre avril et juin. Ses fruits charnus (drupes) ressemblent à des petites cerises, d’abord vertes puis noires, qui mûrissent au début de l’automne.

La toxicité du laurier-cerise est plus élevée dans les noyaux des drupes vertes, ainsi que dans les feuilles et les tiges. Mais la pulpe des fruits est elle-même peu toxique, surtout s’il s’agit de vieux arbustes. Cette toxicité s’explique par la présence de substances que l’on appelle « hétérosides cyanogénétiques », qui se transforment dans l’organisme en cyanure.

Le cyanure ainsi formé va empêcher la libération d’oxygène dans les cellules. Cela se traduit par des signes nerveux et peut être mortel. Mais les cas graves concernent principalement les herbivores qui mangent les feuilles. Chez le chien qui avale les fruits, on observe surtout des vomissements et de la diarrhée, et un peu moins souvent des troubles de la démarche et des difficultés respiratoires..

En prévention, il convient d’éviter de laisser les animaux accéder à ces arbustes, surtout si les branches sont coupées et jonchent le sol. Il faut être très prudent avec les bovins, les chèvres et moutons, le cheval et le poney, mais aussi avec les animaux de compagnie herbivores comme le lapin ou le cobaye. En cas d’ingestion massive accidentelle, contactez votre vétérinaire dans les plus brefs délais, avant apparition des signes cliniques.

Les rumex

Sous le terme « rumex » on désigne globalement les espèces de Polygonacées du même genre que l’oseille comestible (Rumex acetosa) mais poussant à l’état sauvage, dans les prairies et les pelouses surtout sur les sols acides. Les rumex en renferment beaucoup d'acide oxalique (sous forme d’oxalate de potassium) en des concentrations importantes, qui peuvent être à l’origine d’une atteinte rénale, caractéristique des rares cas d’intoxication chez l’Homme et les autres mammifères.

Les lapins, les moutons et les chèvres sont les animaux les plus touchés, mais cela peut concerner aussi les vaches et les chevaux.

L’intoxication au Rumex est liée à l’ingestion répétée de la plante, plus rarement à l’ingestion unique d’une quantité très importante. L’acide oxalique provoque une irritation digestive qui entraîne de l’hypersalivation et des signes digestifs (diarrhée, régurgitations). La dose journalière toxique de cette plante est 0.1 – 0.5% du poids de l’animal. Dans les cas graves, il peut survenir une insuffisance rénale aiguë et une hypocalcémie.

Vous avez désormais le cœur qui palpite à la vue de la moindre plante ? Pas de panique, les accidents graves restent rares. Il faut tout de même rester prudents et surveiller de près vos animaux de compagnie, en n’oubliant pas que les plantes peuvent être responsables de beaucoup de maux et sont également le remède de beaucoup d'autres. Mais respirez, vous savez maintenant les reconnaître ! Et si votre animal a mangé une de ces plantes, n'hésitez pas à contacter le CAPAE ou votre vétérinaire, pour connaître la conduite à tenir.

Source: https://depuismonhamac.jardiland.com/10-plantes-toxiques-chiens-chats-a-connaitre-absolument/

https://www.centre-antipoison-animal.com/plantes-toxiques.html

http://jardinsfamiliauxhsc.wifeo.com/les-plantes-toxiques.php

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