Plantes toxiques: Rhododendron et azalée


Les rhododendron et les azalées ont une importance en toxicologie vétérinaire en raison de leur dangerosité non seulement dans la nature mais aussi dans nos jardins. L'intoxication concerne les carnivores domestiques, les chèvres, les chevaux, les vaches, les moutons, ainsi que les oiseaux de basse-cours et de volière.

Botanique:

Les rhododendrons et azalées sont des arbustes à fleurs qui font partie d'un même genre Rhododendron stp. (du grec rodons: rose ; et dendron: arbre) , apportenant à la famille des Ericacées, dont il existes plus de 900 espèces.

Toxicité:

Toute la plante est toxique : tiges, fleurs, feuilles, nectar. La toxicité est essentiellement due à une molécule : l'andromédotoxine, dont l'action est proche du curare. L'andromédotoxine a une action stimulante sur le centre bulbaire du vomissement et un effet dépressif sur le système nerveux central (risque de mort par dépression respiratoire).

La plante renferme aussi de l'éricoline aux propriétés diurétiques et des tanins qui modifient l'absorption intestinale des nutriments.

Animaux sensibles:

En médecine vétérinaire, les cas d'intoxication sont observés en premier chez les chèvres (qui adore manger les fleurs et les rameaux), les carnivores domestiques, les chevaux, les vaches et moutons. Comme pour d'autres plantes toxiques, les chiens et chats peuvent être amenés par jeu, ennui, curiosité ou par goût à mâchonner ou ingérer des plantes.

Doses toxiques:

Une à deux feuilles peuvent suffire à intoxiquer un petit chien.

Pour le mouton et la chèvre, la dose toxique est d'environ 0,1% du poids vif de l'animal. Et pour un bovin, 10 feuilles suffisent à l'intoxiquer.

Symptômes cliniques:

Chez le chat et le chien:

Le mâchonnement et l'ingestion sont immédiatement suivis de ptyalisme (salivation intense) puis de nausées et vomissements. Dans les heures qui suivent, les troubles digestifs s'aggravent avec de violentes crises de vomissements accompagnées de diarrhées. L'animal est faible et abattu, ne mange plus, fiévreux et présentes des douleurs abdominales avec plaintes.

Si la quantité ingérée est importante, l'état général s'aggrave avec l'apparition de troubles nerveux : ataxie (incoordination des membres), paralysie, tremblements, convulsions, coma, et des troubles respiratoires et cardiaques. Sans intervention médicale, l'évolution peut être fatale. Le pronostic est donc réservé.

Chez les oiseaux:

On observe des troubles digestifs (régurgitations, diarrhée) et une prostration plus ou moins grave.

Chez les chevaux et animaux de rente:

L'animal présente un ptyalisme, des troubles digestifs (coliques, diarrhée, vomissements) un abattement, une souffrance intense (plaintes, vocalises et gémissements), des vertiges, une ataxie, des difficultés respiratoires, des tremblements voire des convulsions. Une ingestion massive entraine une mort rapide.

Premiers soins:

Il n'existe pas d'antidote et toute ingestion suivie ou non de symptômes nécessite une consultation en urgence.

Le traitement est symptomatique avec , en particulier, l'administration de charbon végétal activé, de pansements gastriques et la mise sous perfusion. La surveillance cardiaque est primordiale, ainsi que la gestion de la douleur.

Le pronostic dépend de la rapidité de la prise en charge et de la quantité ingérée.

Sources: La Dépêche vétérinaire supplément, du 24 février 2018, n°136

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